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IA et mise en pratique en formation : le levier sous-estimé du transfert des compétences ?

Simulations par IA, feedback adaptatif, ancrage à froid… les nouvelles pratiques d'entraînement changent la donne sur le transfert des compétences. Mais seulement si vous savez quoi mesurer ! On vous récap’ les grandes tendances en 2026.
Spoiler : “suivre” une formation ne suffit plus
C'est l'un des constats les plus documentés des experts pédagogiques : on peut sortir d'une formation satisfait, avoir retenu les concepts clés en salle, mais pourtant ne rien changer à ses pratiques trois mois plus tard.
Selon Jonathan Pottiez (Évaluer la formation, Dunod 2024), seulement 13 % des organisations évaluent réellement le retour sur investissement de leurs formations. Non par manque de volonté, mais parce qu'elles ne disposent pas des données pour mesurer ce qui se passe après la session.
Le Manifeste de la Ludopédagogie 2030 (Activateur Formation) pose le même diagnostic en des termes plus tranchants : "suivre une formation ne suffit plus. Il faut vivre une expérience." L'apprentissage passe par l'action, la décision, l'essai… et pas (plus?) par la réception passive de contenu.
Aujourd’hui ,tellement habitués au divertissement constant et à la rapidité de l’information, il semble naturel que l’apprentissage doive aussi prendre un pli ludique et collaboratif.
Si l’intelligence artificielle commence à rendre possible à grande échelle cette dynamique dans les dispositifs de formation professionnelle, attention toutefois à l’uniformisation des expériences et le “lissage” des ressources !
Le maillon faible : entre “apprendre” et “faire”

Le modèle Kirkpatrick aide à nommer précisément le problème. Entre le niveau 2 (mesurer ce que les apprenants ont compris) et le niveau 3 (observer si leurs comportements ont réellement changé en situation de travail) il y a un gouffre !
Ce gouffre, c'est le manque de pratique suffisante, répétée, mise en contexte.
Les chiffres du terrain en attestent : 85 % des directions formation mesurent la satisfaction de leurs apprenants, mais seulement 45 % évaluent le changement de comportement (Observatoire Very Up 2026). Il s’avère donc que l’on mesure ce qui est accessible, pas ce qui compte.
Les contraintes sont réelles : les sessions en présentiel sont courtes, les mises en situation demandent des ressources humaines disponibles et un suivi individuel est chronophage. Résultat : la pratique reste le parent pauvre des dispositifs pédagogiques, pourtant si importante dans l’application terrain.
Ce que l'IA change dans la mise en pratique
En 2026, l'IA s'impose comme un accélérateur de pratique : attention non pour remplacer le formateur, dont la présence est inimitable, mais pour multiplier les opportunités d'entraînement entre les sessions.

- Des simulations de cas réels. Un commercial s'entraîne face à un interlocuteur difficile généré par IA. Un manager simule un entretien de recadrage. L'IA s'adapte aux réponses, crée des rebondissements, délivre un feedback immédiat. Le Manifeste de la Ludopédagogie 2030 identifie ce feedback comme un levier central : il ne dit pas "bien" ou "mal", il guide, il donne des repères, aide à comprendre les conséquences d'un choix.
- Un entraînement adaptatif. Contrairement à un module e-learning linéaire, les systèmes IA ajustent la difficulté et la nature des exercices selon les lacunes détectées. Ce calibrage (ni trop facile, ni trop difficile) est ce que les experts en ludopédagogie appellent le "défi ajusté" : le point d'équilibre où l'engagement est maximal.
- Pratique espacée automatisée. L'un des mécanismes les mieux validés par les sciences cognitives. Les plateformes IA peuvent orchestrer des micro-sessions de rappel au bon moment, là où aucun formateur ne peut assurer le suivi individuel de cinquante apprenants simultanément.
Vos entraînements IA produisent des données : qui peut les exploiter ?
C'est là que la convergence devient stratégique, et souvent là que les dispositifs les plus ambitieux s'arrêtent à mi-chemin.

Bon, on investit dans un outil d'entraînement IA. Les apprenants s'exercent. Les scores s'affichent. Et puis ? Dans la majorité des cas, ces données restent dans le inutilisées, sur la plateforme, sans connexion avec le reste du parcours d'évaluation.
Le Manifeste de la Ludopédagogie 2030 *(Activateur Formation)* le formule ains : un dispositif réussi ne se mesure pas uniquement à la satisfaction. Ce qu'il faut observer, c'est l'engagement réel, le transfert sur le terrain, l'évolution des comportements dans la durée. L'étude de cas qu'il documente "Destination Ludopédagogie", menée auprès de formateurs internes d'un grand organisme est explicite sur ce point : l'ancrage des apprentissages n'y a été confirmé qu'à travers une évaluation à froid à trois mois. Pas à chaud, à la sortie de session, quand l'enthousiasme masque encore l'absence de transfert réel.
C'est une leçon qui devrait résonner pour toute direction formation : la satisfaction post-formation est un indicateur de confort, pas d'impact.

Chaque session d'entraînement IA génère pourtant des données précieuses : taux de réussite par compétence, vitesse de progression, temps de maîtrise, types d'erreurs récurrentes, patterns d'abandon. Ce sont des signaux pédagogiques fins, bien plus riches qu'un score moyen sur un quiz de fin de module. Mais ils ne valent quelque chose que s'ils sont centralisés, mis en regard avec les évaluations terrain des managers, et suivis dans le temps.
Pour une direction formation qui présente ses résultats en CODIR, c'est justement la réponse à la question redoutée : "Est-ce que nos formations changent vraiment les comportements, ou on investit dans du confort d'apprentissage ?" Croiser les données d'entraînement IA avec une évaluation à froid à 60 ou 90 jours, c'est passer du reporting de satisfaction au pilotage de l'impact : c'est-à-dire du niveau 1 au niveau 3 de Kirkpatrick. Intéressant non ?
💡 À lire aussi Kirkpatrick niveau 3 : Mesurer le transfert des comportements
et Kirkpatrick niveau 4 : Démontrer les résultats business.
Pour les organismes de formation, la logique est différente mais l'enjeu est tout aussi concret. La traçabilité des modalités actives est explicitement évaluée dans le cadre Qualiopi, notamment aux indicateurs 6 et 7, qui portent sur la mise en œuvre des actions de formation et l'adéquation des modalités pédagogiques aux objectifs visés. Documenter qu'un apprenant a réalisé des sessions d'entraînement IA, avec des données de progression horodatées et des taux de maîtrise par compétence, c'est disposer d'une traçabilité bien plus solide qu'un simple émargement. En cas d'audit, ce niveau de détail fait la différence.
Dans les deux cas, corporate ou OF, la question n'est pas de savoir si l'IA entraîne mieux. C'est de savoir qui centralise, structure et exploite les données qu'elle produit.
La limite à ne pas ignorer

Le Manifeste de la Ludopédagogie 2030 soulève un point de vigilance sur l'IA que la communauté L&D commence à prendre au sérieux, et à raison ! Un vrai risque d'uniformisation des expériences d'apprentissage.
L'IA est vraiment très efficace pour générer des scénarios à grande échelle, personnaliser la difficulté, multiplier les sessions sans mobiliser de ressources humaines. Mais justement parce qu'elle opère à grande échelle, elle peut aussi appauvrir la diversité des situations vécues. Un scénario généré par algorithme reste une tentative de copie du réel. Il manquera certainement la subtilité d'une relation managériale tendue, la culture d'un secteur et même la pression d'un contexte métier spécifique. Si tous les apprenants s'entraînent sur les mêmes types de cas, on risque de former à des situations génériques plutôt qu'aux situations réelles qu'ils rencontrent.
Les experts du Manifeste sont très clairs sur ce point : la valeur ne viendra pas de la technologie seule, mais de l'alliance entre créativité humaine, exigence pédagogique et outils intelligents. L'IA amplifie, diffuse, massifie mais n'invente pas la pertinence et la finesse pédagogique.
Voici deux règles issues de la ludopédagogie qui s'appliquent d’ailleurs ici :
- L**'objectif dicte les mécaniques, jamais l'inverse.** Avant de choisir un outil d'entraînement IA, on ne doit pas se demander "que sait faire cette plateforme ?" mais "quel comportement précis voulons-nous faire évoluer, dans quel contexte métier, pour quel public ?" La réponse à cette question détermine si l'IA est le bon levier : et si oui, comment la configurer.
2)Un jeu sans débrief est un divertissement. Transposée à l'entraînement IA, cette règle est dure mais juste. Une session de simulation sans retour structuré du moment où l'apprenant relie ce qu'il a vécu à ses pratiques réelles, identifie ce qu'il retient et ce qu'il va tester : cela reste une expérience isolée. Le débrief n'est pas la conclusion du dispositif MAIS le moment pédagogique central, celui où l'action devient apprentissage “transférable”.
C'est dans cet entre-deux entre la puissance de génération de l'IA et l'exigence d'ancrage dans le réel que se joue la qualité d'un dispositif de formation moderne. Et c'est là qu'une architecture d'évaluation solide, capable de relier les données d'entraînement aux observations terrain, fait toute la différence.
De l'entraînement aux données actionnables

Intégrer de l'entraînement IA dans un parcours est une chose. Mesurer ce que ça change en est une autre.. et c'est souvent là que le dispositif s'arrête.
C'est le rôle d'un outil d'évaluation comme Edko : collecter les données à chaque étape du parcours (à chaud, à froid, par les managers), les centraliser et les croiser avec d'autres indicateurs de performance. Les données d'entraînement IA alimentent la mesure d'impact. Nous en parlions dans notre article sur les Learning Analytics.
Edko transforme cette mesure en éléments de pilotage : pour les responsables qualité comme pour les directions formation qui rendent compte à leur CODIR.
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Externaliser sa formation sans perdre la main sur la qualité : le nouveau rôle du responsable de l’apprentissage ou CLO
Externaliser sa formation sans perdre la main sur la qualité : le nouveau rôle du responsable de l’apprentissage ou CLO

Dans de nombreux cas, votre catalogue de formation s'appuie aujourd'hui sur plusieurs prestataires différents : un organisme pour le management, une EdTech pour les soft skills, un consultant indépendant pour la conformité métier ou encore une plateforme de mentoring pour l'onboarding….Chacun a sa propre façon d'évaluer, son propre questionnaire de satisfaction (quand il y en a un) et son propre niveau d'exigence pédagogique. Et puis vous, le.la responsable de l’apprentissage ou CLO , en bout de chaîne, vous devez répondre à la question du CODIR : « est-ce que nos formations sont de qualité, partout ? »
Le voici, le nouveau dilemme du directeur ou de la directrice formation ! Pas de se demander s'il faut externaliser, car la question est largement tranchée. Mais de savoir comment garder la main sur la qualité pédagogique quand le nombre d'intervenants externes augmente plus vite que les moyens pour les piloter.
L'externalisation L&D n'est plus un choix ponctuel, c'est un écosystème
Pendant longtemps, externaliser une formation signifiait choisir un organisme externe pour un programme donné, vérifier ses références, signer un contrat, et passer au suivant. Le pilotage qualité se résumait à un contrôle a priori : bon prestataire, bon contrat.. bonne réputation !
Ce modèle ne correspond plus à la réalité des directions formation en 2026. L'Observatoire de l'exploration L&D 2026, mené par Very Up avec l'appui du Salon Learning Technologies, montre que l'innovation L&D ne se construit plus en silo : 43,7 % des directions formation collaborent désormais avec des partenaires externes (EdTech, agences, start-up), et 20,3 % travaillent avec des acteurs académiques. Le L&D devient, selon les termes de l'étude, un véritable “connecteur d'écosystèmes”.
Ainsi, la plupart des grandes directions formation ne traitent plus avec un ou deux prestataires historiques, mais avec un portefeuille hétérogène : organismes de formation classiques, écoles et universités, consultants indépendants, plateformes de contenu. Chacun des standards et outils de mesure différents, et bien souvent, pas de méthode d'évaluation commune avec les autres.
Une enquête terrain menée par Edko auprès d'un panel de professionnels du Learning (responsables formation, DRH, responsables L&D, fondateurs d'organismes) lors de U-Spring, un événement dédié aux universités d'entreprise en avril 2025 confirme ce constat : dans de nombreuses organisations, le paysage de la formation s'est complexifié au fil du temps, entre des outils empilés, des catalogues éclatés et des processus différents d'une entité ou d'un pays à l'autre. Cette fragmentation, qui touchait d'abord les outils et les catalogues, touche maintenant la capacité même à évaluer la qualité de façon unifiée.
Le risque n'est pas la qualité d'un prestataire mais l'absence de référentiel commun

Face à ce risque, notre réflexe est de renforcer la sélection en amont en utilisant un cahier des charges plus strict avec des références vérifiées et un audit du prestataire avant de signer. C'est nécessaire, mais malheureusement largement insuffisant ! Un bon contrôle en amont garantit qu'un prestataire est fiable pris isolément : mais il ne dit rien de sa performance une fois comparée aux autres prestataires de votre écosystème de formation. Or c'est exactement la question que pose le CODIR : non pas « ce prestataire est-il bon ? », mais « notre dispositif de formation, dans son ensemble, produit-il de la valeur ? » Pour y répondre, il faut pouvoir comparer tous les intervenants, y compris les équipes internes, sur les mêmes critères !
C'est là que se loge le vrai problème de pilotage : sans référentiel d'évaluation unique appliqué à tous les intervenants, il est très compliqué de comparer, d'arbitrer, ou de démontrer un résultat consolidé.
Ce constat rejoint un paradoxe plus large de la mesure d'impact en France : 92 % des dirigeants ne perçoivent pas l'impact business des formations, et seules 13 % des entreprises les évaluent en termes de retour sur investissement, selon les travaux de Jonathan Pottiez. Quand cette mesure d'impact est déjà fragile sur un dispositif interne, elle devient presque impossible à reconstituer sur un patchwork de prestataires qui n'utilisent pas le même langage d'évaluation.
Ce que le rôle de CLO implique désormais : piloter à distance, pas gérer au contact

La direction formation qui externalise une partie croissante de son catalogue ne peut plus se positionner comme l'organisatrice direct de chaque session. Ici, son rôle change de nature : elle devient la garante d'un référentiel qualité transversal, que les prestataires appliquent sans qu'elle ait à intervenir elle-même sur chaque programme.
Cela suppose trois choses :
→ Un cadre d'évaluation unique, imposé à tous les intervenants. Que la formation soit dispensée par l'équipe interne, un organisme partenaire ou une start-up EdTech, les mêmes niveaux d'évaluation doivent s'appliquer : réaction à chaud, apprentissage réel, transfert sur le terrain, résultats business. Et c’est le modèle Kirkpatrick qui permet cet exercice de comparaison que nous détaillons niveau par niveau dans notre guide complet de la mesure d'impact 2026.
→ Une traçabilité centralisée, indépendante du prestataire. Le CLO ne doit pas dépendre du reporting que chaque organisme veut bien lui transmettre. Les données de satisfaction, d'apprentissage et de transfert doivent remonter dans un système qui appartient à l'entreprise, pas au prestataire : c'est la seule façon de comparer un programme interne à un programme externalisé sur des bases identiques !
→ Une lecture consolidée pour le CODIR, pas un audit prestataire par prestataire. L'enjeu n'est pas de produire dix rapports différents sur dix prestataires, mais une vision agrégée : quels intervenants produisent réellement du transfert de compétences et des résultats mesurables (niveaux 3 et 4 de Kirkpatrick), et lesquels ne génèrent que de la satisfaction de surface (niveau 1). Sur ce sujet, notre article sur le piège du niveau 1 de Kirkpatrick détaille pourquoi un bon score de satisfaction ne garantit rien sur l'efficacité réelle d'un prestataire.
Externaliser sans perdre la qualité : c’est une question d'outillage, pas de confiance !

L’idée ce n’est évidemment pas de se méfier des prestataires externes car l'écosystème L&D se construit précisément avec eux, comme le confirme l'Observatoire Very Up. Le sujet est de ne plus laisser à chaque prestataire la responsabilité de définir si votre formation est réussie. Cette définition doit venir de la direction formation, s'appliquer uniformément, et produire des données comparables, du premier niveau de satisfaction jusqu'au transfert des acquis sur le terrain et aux résultats business mesurables.
Cela suppose donc un outil qui se place au-dessus des prestataires plutôt qu'à l'intérieur de chacun d'eux : une plateforme commune de création et de diffusion des enquêtes, qui applique le même référentiel d'évaluation ( du niveau 1 au niveau 4 de Kirkpatrick ) à une session animée en interne comme à un programme confié à un organisme partenaire. C'est exactement ce qu'Edko permet : centraliser la collecte et l'analyse des données de satisfaction, d'apprentissage et de transfert sur un tableau de bord unique, quel que soit l'intervenant qui a dispensé la formation. Le CLO retrouve ainsi une vision consolidée de son écosystème de formation, sans avoir à réclamer un reporting différent à chaque prestataire.
C'est ce changement de posture, du contrôle au contact vers le pilotage à distance, outillé par la donnée, qui définit le nouveau rôle du CLO dans une organisation qui externalise de plus en plus sa formation.
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Tout sur le ROE (Retour on Expectations) !
Nous parlons régulièrement de ROI, mais plus rarement de ROE. Vous connaissez ? Le ROE (return on expectations) est une évaluation développée en 2011 par James D. Kirkpatrick et Wendy Kayser Kirkpatrick, fils et belle fille de Donald Kirkpatrick, basée sur les attentes du client (DRH, direction commerciale, business unit..) Une interpretation du fameux modèle mais… dans l’autre sens. Explications, étapes et mises en oeuvre dans cet article.
Les entreprises font partie des plus gros investisseurs dans la formation professionnelle. En France, la dépense nationale pour la formation continue et l'apprentissage monte jusqu’à à 31,6 milliards d'euros, dont 45 % financés directement par les entreprises selon Did u Enjoy. Pourtant, rares sont les directions formation capables de répondre clairement à cette question : qu'avez-vous obtenu en retour ?
La réponse attendue reposait sur ces trois lettres pendant très longtemps : ROI. Mais cet indicateur, aussi séduisant et sécurisant qu'il puisse apparaître aux yeux des financiers, s’avère souvent inadapté à la réalité terrain. Aujourd’hui, une autre approche gagne en visibilité : le ROE, ou retour sur les attentes (Return on Expectations).
ROI vs ROE

Le ROI appliqué à la formation repose sur une logique simple : pour chaque euro investi, combien l'organisation en retire-t-elle ? Cette approche, popularisée par Jack Phillips dans les années 1990, a le mérite de parler le langage des dirigeants. Pour en savoir plus, découvrez notre article spécialisé sur le ROI de Jack Philips appelé parfois le 5ème niveau du modèle Kirkpatrick.
Mais attention, isoler la contribution financière d'une formation est, dans la plupart des cas, très complexe. Une directrice commerciale peut mesurer sans soucis une hausse de ses ventes. Un responsable formation, lui, ne pourra pas attribuer avec certitude une amélioration des performances à une seule action de développement des compétences.
Et au-delà de cette difficulté technique, le ROI peut conduire à une vision étroite de la formation; celle d'un poste de coût à justifier, plutôt que d'un levier stratégique à piloter. C'est pour répondre à cette limite que le ROE a été formalisé.
Le ROE : partir de la fin pour mieux concevoir
C'est exactement dans ce contexte que James D. Kirkpatrick et Wendy Kayser Kirkpatrick qui ne sont pas moins que les fils et belle-fille du célèbre Donald Kirkpatrick ,ont formalisé le concept de ROE dans la revue Training and Development. Leur méthode s'appuie donc sur le modèle à quatre niveaux élaboré par Donald Kirkpatrick en 1959, mais en l'inversant !
Là où le modèle classique remonte de la satisfaction (niveau 1) vers les résultats organisationnels (niveau 4), le ROE part des résultats souhaités pour redescendre vers les objectifs pédagogiques. Intéressant non ? On commence par la fin soit ce que l'organisation veut obtenir, pour construire la formation qui permettra d'y contribuer.
Cette logique a une conséquence majeure : l'évaluation ne se fait plus après la formation, mais avant. Elle devient une étape à part entière de la conception pédagogique, et non une activité isolée menée plusieurs semaines après la dernière session.
La démarche ROE s'articule autour d'une question centrale, posée aux commanditaires en amont du projet : "En quoi cette formation sera-t-elle un succès selon vous ?"
Cette question, répétée et approfondie à la manière de la méthode des cinq pourquoi, permet de dépasser les attentes floues et implicites pour atteindre des objectifs stratégiques mesurables. Selon Jonathan Pottiez, auteur de référence sur le sujet (L'évaluation de la formation, Dunod, 2024), les commanditaires arrivent rarement avec des critères précis. Le rôle du responsable formation est justement de les aider à formuler des résultats attendus concrets, réalistes et observables.
La méthode se déroule ensuite en sept étapes :

- Analyser le besoin organisationnel : quel impact la formation doit-elle avoir sur les résultats de l'organisation ?
- Identifier des indicateurs de court terme : quels signaux rapides permettront de savoir si la formation va dans la bonne direction ?
- Définir les comportements critiques : quels nouveaux comportements les apprenants devront-ils adopter sur le terrain ?
- Déterminer les leviers du changement : quels dispositifs (suivi managérial, réunions de partage, reconnaissance) vont soutenir l'adoption de ces comportements ?
- Concevoir la formation : seulement à cette étape, après les quatre précédentes.
- Contrôler et ajuster : vérifier que les comportements évoluent et que les leviers sont actifs.
- Évaluer le retour sur les attentes : mesurer, quelques mois après, si les résultats organisationnels espérés sont au rendez-vous.
Exemple de cas :
Le contexte ? une entreprise industrielle veut former ses managers de proximité au feedback
Étape 1 : On anlyse le besoin organisationnelLa DRH et la direction opérationnelle partagent le même constat : le turnover des équipes terrain est trop élevé. L'objectif stratégique est de le réduire de 15 % en 18 mois.
Étape 2 : On identifie les indicateurs de court termeDès les trois premiers mois après la formation, on s'attend à observer une hausse du taux de participation aux entretiens individuels mensuels : un signal rapide que les managers pratiquent effectivement le feedback.
Étape 3 : On définit les comportements critiquesLes managers formés devront conduire un entretien individuel structuré chaque mois avec chaque membre de leur équipe, en utilisant la méthode apprise en formation.
Étape 4 : On détermine les leviers du changementLe N+2 de chaque manager intègre un point mensuel sur la tenue des entretiens. Un outil de suivi partagé est mis en place. Les managers qui progressent sont valorisés en réunion de direction.
Étape 5 : On conçoit la formation (seulement à cette étape!)C'est seulement à cette étape qu'on définit le contenu : 2 jours en présentiel sur les techniques de feedback, avec mises en situation filmées et débriefings.
Étape 6 : On contrôle et on ajusteUn mois après la formation, Edko envoie automatiquement un questionnaire aux managers et à leurs N+2 pour vérifier si les entretiens ont bien lieu et si les comportements évoluent. Si les résultats sont en dessous des attentes, une session de renforcement est déclenchée.
Étape 7 : On évalue le retour sur les attentes12 mois après, le turnover des équipes concernées a baissé de 11 %. Ce résultat est présenté à la direction avec les données intermédiaires collectées à chaque niveau. Le ROE est atteint partiellement, et les leviers à renforcer sont identifiés.
ROE et Kirkpatrick : deux faces de la même pièce

Le ROE ne remplace pas le modèle Kirkpatrick : il l’a complète ! En ciblant majoritairement le niveau 4 (les résultats business) dès la phase de conception, il veut garantir que la formation est réellement alignée sur les enjeux stratégiques de l'entreprise.
Cette approche change aussi la posture du responsable formation face aux décideurs. Plutôt que de venir défendre un budget a posteriori, il engage une conversation stratégique avant que la formation ne commence. Il aide les commanditaires à formuler ce qu'ils attendent vraiment.. et à prendre conscience que la formation n'est qu'un des leviers d'un projet de changement plus large.
Car c'est là un point clé : le niveau 4 du modèle Kirkpatrick mesure les résultats d'un projet global, pas de la seule formation. Vouloir isoler la contribution d'une action de développement des compétences dans un système aussi complexe qu'une organisation est souvent illusoire !
Les limites du ROE à connaître
Le ROE reste une évaluation critiquée. Ses amateurs soulignent que l'expression elle-même peut prêter à confusion : certains l'assimilent à tort à un indicateur financier, à la manière du ROI. Or, le retour sur les attentes peut tout à fait se traduire par des données qualitatives tune meilleure collaboration entre équipes, un changement de posture managériale) sans qu'un ratio monétaire soit nécessairement calculé.
Aussi, il est important de noter que cette méthode suppose une implication soutenue des commanditaires dès le départ, ce qui peut s'avérer difficile lorsque ceux-ci sont nombreux ou peu disponibles. Elle est également plus adaptée aux formations stratégiques à fort enjeu qu'aux actions individuelles ou ponctuelles.
ROE et évaluation de la formation : pourquoi choisir Edko ?

Mettre en œuvre une démarche ROE nécéssite de collecter des données à plusieurs moments du parcours : avant la formation (attentes des commanditaires), pendant (adoption des comportements), et après (résultats organisationnels). Cela implique des questionnaires adaptés à chaque niveau, une diffusion maîtrisée et une analyse structurée des résultats.
Un logiciel d'évaluation de la formation comme Edko permet de répondre à ces besoins précis : créer des enquêtes calibrées pour chaque niveau Kirkpatrick, automatiser leur diffusion aux bons moments et aux bonnes personnes, et centraliser les résultats pour les présenter aux clients avec clarté.
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Sources :Observatoire compétences-emplois, UQAM· Blog DiduenjoyJonathan Pottiez, blog-formation-entreprise.fr· evaluationformation.fr

Logiciel évaluation formation : les 5 critères pour choisir un vrai outil de mesure d'impact
Logiciel d'évaluation de la formation : les 5 critères pour bien choisir sa solution

En tant qu’organisme de formation ou direction L&D, vous diffusez des questionnaires de satisfaction après chaque session. Problème : vous apprenants n’y répondent pas toujours !Vous compilez ensuite ces résultats dans un fichier Excel, regardez parfois les moyennes. Mais quand votre direction vous demande de justifier le budget, vous n'avez finalement pas grand-chose à lui montrer.
Alors avant de vous parler de solutions d’évaluation des formations, une petite clarification s’impose : Un logiciel d'évaluation de la formation n'est pas un LMS. Un LMS diffuse des contenus pédagogiques et suit la progression des apprenants dans leurs parcours. Un logiciel d'évaluation de la formation, lui, mesure ce que ces formations ont produit : satisfaction, apprentissage, changement de comportement, impact business. Ce sont deux outils complémentaires et loin d’être interchangeables.
En quelques chiffres : 92 % des dirigeants ne perçoivent pas l'impact business des formations sur leur business, et seulement 13 % des entreprises évaluent leurs formations en termes de retour sur investissement. Pourtant, 96 % des départements L&D déclarent vouloir améliorer la manière dont ils mesurent les résultats. Tout ça selon le livre de Jonathan Pottiez - L’évaluation de la formation, Pilotez et maximisez l’efficacité de vos formations, 3è edition, Dunod, 2024.
Conclusion ? Récolter des données est une dynamique indispensable pour l’écologie de votre entreprise, et les analyser creuse la différence.Si vous avez cherchez un outil de pilotage, voici les 5 critères pour bien le choisir.
Critère n°1 : Votre solution d’évaluation formation doit couvrir les 4 niveaux de Kirkpatrick, pas seulement le niveau 1

Importance primordiale si vous souhaitez à terme passer le cap de la mesure d’impact.La grande majorité des solutions se contentent de collecter la satisfaction à chaud des apprenants. C'est le niveau 1 du modèle Kirkpatrick. Facile à mesurer, mais insuffisant pour justifier un budget en détail et surtout produire des décisions stratégiques.
Le modèle Kirkpatrick repose sur quatre niveaux : la réaction (satisfaction des participants), l'apprentissage (volume de connaissances acquises), le changement de comportement (application des acquis dans le travail quotidien), et les résultats (effets sur la performance de l'entreprise).
Le niveau 4, dit "Résultats", est celui que les CLO et directions formation attendent avec le plus d'impatience. C'est lui qui permet de répondre à la vraie question : nos formations valent-elles l'investissement ?
À chaque niveau, il s'agit de choisir le bon outil : questionnaires à chaud pour le niveau 1, tests de connaissances ou mises en situation pour le niveau 2, entretiens ou observations ciblées pour le niveau 3.
Un logiciel d'évaluation sérieux doit donc permettre de déployer des questionnaires à chaud et à froid, de programmer des évaluations comportementales à J+30 ou J+90, et de croiser ces données avec vos indicateurs business pour construire une lecture niveau 4.
Si votre outil s'arrête à la satisfaction post-formation, vous pilotez avec un rétroviseur (c’est déjà bien!) mais pas avec un tableau de bord ;-)
Critère n°2 : L'automatisation de la diffusion doit être native, pas optionnelle

Le taux de réponse est l'angle mort de la plupart des évaluations formation. On envoie un questionnaire, on relance à la main.. On obtient 20 à 30 % de retours. Et on tire des conclusions sur des données non représentatives.
💡 À lire : 30% de taux de réponses à vos enquêtes : ce que ça dit de votre ROI.
Ceci n'est pas une fatalité mais un problème d'automatisation ! Une fois l'évaluation configurée, un bon logiciel la diffuse au moment opportun : à la clôture de la session pour le ressenti immédiat, ou après un délai défini pour mesurer l'impact terrain. Lien, QR code, papier : toute méthode est bonne à prendre pour récupérer de la donnée.
Une relance envoyée 6 à 7 jours après le message initial augmente le taux de réponse d'environ 15 % selon Hubspot Mais envoyer ces relances ciblées uniquement aux non-répondants, au bon moment, sur la bonne action de formation , est impossible à gérer manuellement à grande échelle.
Avec la solution choisie, vous devez être en capacité d’analyser en un coup d’oeil le pourcentage de réponse, programmer une première, deuxième ou troisième relance. Edko obtient un taux de réponse entre 70% et 80% grâce à des relances personnalisées faîtes par téléphone !
💡 A lire : découvrez la méthode Edko pour obtenir 80% de taux de réponse
Les organisations qui digitalisent ce processus via un logiciel dédié constatent une division de 50% du temps administratif consacré aux évaluations. Plus de saisie manuelle, plus de relances à la main, plus de fichiers Excel égarés ou erronés.
Dans une logique de mesure d’impact, l'automatisation n'est pas un confort opérationnel mais la condition pour obtenir des données statistiquement exploitables, et donc crédibles face à votre CODIR.
Critère n°3 : Utiliser l’IA pour une analyse poussée des verbatims

Les champs texte libres appelés les verbatims, sont souvent les données les plus riches d'une évaluation. Ils concentrent les signaux faibles, les frictions qui reviennent, les suggestions concrètes. Un bon logiciel d'évaluation doit être capable de les analyser, de les catégoriser et d'en faire ressortir des tendances exploitables pas de les stocker dans une colonne Excel qu'on ne lira jamais. L’utilisation de l’IA est un atout majeur aujourd’hui pour analyser ces textes libres et en tirer des conclusions et des données actionnables.

En adoptant une solution d’évaluation de vos formations, vous devez exiger une analyse sémantique ou thématique des verbatims, une visualisation comparative par session et par prestataire, et des exports structurés pour vos reportings internes.
À lire : Verbatims de formation : comment les analyser pour produire des données actionnables ?
Critère n°4 : Votre solution doit couvrir toute la temporalité de l'évaluation : avant, pendant, après

L’habitude la plus fréquente des directions formation est de n'évaluer qu'à un seul moment généralement à chaud, juste après la session. C'est nécessaire, mais pas suffisant.
Une évaluation complète couvre plusieurs temps : questionnaire à chaud à J+0/J+1 pour la satisfaction immédiate, questionnaire à froid à J+30 pour mesurer ce qui a été mis en pratique et les obstacles rencontrés, et entretiens qualitatifs à J+90 pour comprendre les blocages en profondeur.
Le questionnaire à chaud doit être distribué immédiatement à la fin de la session ou dans les 48 heures maximum, moment où les impressions sont encore fraîches et le taux de réponse atteint généralement 70 à 90 %.
À lire : Transfert des acquis : 5 leviers pour garantir l’application terrain
Pour mesurer l'impact réel sur les pratiques professionnelles, l'évaluation à froid doit intervenir 1 à 3 mois après la formation, période suffisante pour que les participants aient eu le temps d'appliquer les compétences acquises.
Un logiciel d'évaluation doit donc permettre de programmer l'intégralité de cette séquence temporelle , avec des déclencheurs automatiques, des délais configurables et un suivi consolidé des réponses à chaque étape, sans intervention manuelle entre chaque envoi. On construit une véritable chaîne !
Critère n°5 : Il doit produire un rapport d’actions concrètes

C'est le critère stratégique : celui qui transforme votre logiciel d'évaluation en argument budgétaire. Beaucoup de solutions produisent des tableaux de bord, mais moins transforment leurs données en décisions.
La différence est là : Un tableau de bord vous dit que le NPS de votre programme de management est de 42. Une analyse actionnable vous dit pourquoi il a chuté de 8 points depuis le dernier trimestre, sur quel module, et dans quelle population!
Lorsque les résultats de vos évaluations coïncident avec d'autres données managériales ou opérationnelles sur vos collaborateurs (gestion de la performance, productivité, satisfaction au travail) vous êtes en mesure d'évaluer l'efficacité réelle de vos programmes de formation et de voir quels impacts ils ont eu à chaque étape du cycle de vie professionnel.
En 2026, les entreprises, les CLO et les responsables formation doivent plus que jamais prouver l'impact financier des formations qu'ils conçoivent et déploient. Le modèle Kirkpatrick dont vous pouvez retrouvez ici un guide complet participe à une réelle "culture du résultat" via ses différents niveaux. Les entreprises s'attendent donc à voir leurs collaborateurs monter en compétences, gagner en productivité et contribuer au développement de l'organisation.
Un logiciel d'évaluation performant doit vous aider à construire ce dossier de valeur : en historisant les données sur la durée pour montrer les progressions, en produisant des synthèses lisibles pour un public non-expert en pédagogie, et en reliant les résultats d'évaluation aux indicateurs business de votre organisation.
Ce que ça change de choisir le bon outil

Un logiciel d'évaluation de la formation n'est pas un outil de plus dans votre stack, mais bien l'outil qui donne du sens à tous les autres.
Il transforme vos questionnaires de satisfaction en données de pilotage, vos verbatims en leviers d'amélioration, et vos budgets formation en investissements démontrables auprès de votre direction.
Edko est conçu exactement pour ça. Questionnaires multi-niveaux Kirkpatrick, diffusion automatisée avec relances programmées, analyse des verbatims, tableaux de bord orientés impact et livraison d’un rapport exploitable (niveau 4 de Kirkpatrick) : tout est pensé pour que vos données d'évaluation deviennent des décisions stratégiques.
Edko est un logiciel sur-mesure dédié à l’évaluation de la qualité et de l’impact pour les organismes de formation, les écoles et les académies d’entreprise.
Évaluer une formation implique souvent la mise en place de processus longs et chronophages : création et diffusion des enquêtes, collecte, analyse, traitement des données… De nombreux professionnels y consacrent un temps considérable, au détriment de l’essentiel.
Edko est le seul logiciel spécialisé dans l’évaluation de la qualité des formations, pour vous permettre de vous recentrer sur ce qui compte vraiment : le développement et l’amélioration continue de vos formations.
Avec Edko, chaque formation devient un succès mesurable.
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30% de taux de réponse à vos enquêtes formation : ce que ça dit de votre ROI
C’est la fin de votre formation : vous envoyez votre dernière enquête à vos apprenants mais rapidement le couperet tombe : 30% de taux de réponse. Aïe !Malgré vos relances (dont nous analysions l’art et la manière dans cet article), vos heures d’envoi ajustées et adaptées et vos questionnaires raccourcis, vous montez à.. 35%.Un problème qui ne semble pas réglé pour autant car un soucis plus profond se cache derrière ce chiffre : pourquoi donc 70% de vos apprenants n’ont ils pas jugé utile de répondre ?
Un taux de réponse faible n'est pas seulement un problème technique
La réponse instinctive face à un faible taux de réponse, c'est d'optimiser la mécanique : meilleur timing d'envoi, questionnaire plus court, relances automatisées. Ce sont bien sur des leviers utiles, mais ils viennent en fait traiter le symptôme et non la cause.
La raison réelle pour laquelle vos apprenants ne répondent pas est pourtant simple : ils ne perçoivent pas l'utilité de leurs retours**.** Comme le souligne HCM Deck dans son analyse sur les enquêtes post-formation, le faible taux de réponse est souvent du à l’idée que les données de formation ne se traduisent pas en métriques business concrètes, et ainsi que remplir un questionnaire…ne change pas grand chose !
Autrement dit : si personne n’a jamais pris le temps d’expliquer aux apprenants que leurs retours ont eu un impact et sont précieux : pourquoi prendraient-ils le temps de répondre ?
La conséquence ? Un pilotage avec 70% de données manquantes

Il est certain qu’avec un taux de réponse de 30%, on ne dispose pas d'un échantillon représentatif pour piloter correctement la donnée, puisqu’à l’évidence il en manque 70%. Vous prenez des décisions sur vos programmes de formation (arbitrages budgétaires, reconductions, modifications pédagogiques) sur la base d'une minorité de retours, et très certainement ceux les plus biaisés car souvent laissés par les plus motivés, les plus satisfaits, ou au contraire les plus mécontents. La grande majorité est donc silencieuse !
Le problème se creuse quand on considère ce que les directions formations font de ces données. Une grande partie s'arrêtent au niveau 1 et 2 du modèle Kirkpatrick : la satisfaction immédiate et les connaissances acquises. Or, comme le rappelle AllenComm dans son guide sur les métriques formation corporate (mars 2026), "les taux de complétion et de satisfaction prouvent l'accès, pas l'apprentissage". Un apprenant peut sincèrement apprécier une formation sans modifier ses comportements professionnels, et un questionnaire de satisfaction ne vous dira jamais si vos formations ont réellement amélioré la performance de votre organisation.
Résultat : avec des données partielles sur un indicateur déjà insuffisant, vous êtes doublement aveugle.
La chaîne logique

Voici ce que dit un taux de réponse de 30% à votre direction générale :
Faible taux de réponse → données insuffisantes → impossible de mesurer l'impact réel → impossible de justifier l'investissement formation.
Selon le LinkedIn Workplace Learning Report 2024, cité par Talaera, seulement 8% des professionnels L&D se disent confiants dans leur capacité à mesurer l'impact business de leurs formations : alors même que les attentes des directions générales sur ce sujet n'ont jamais été aussi élevées
Cette incapacité à démontrer le ROI a des conséquences directes : les budgets formation sont les premiers à être questionnés lors des cycles de planification, justement parce que peu de données ne relient la dépense aux résultats. Comme le formule TechClass dans son analyse sur la mesure des outcomes L&D (avril 2026) : "Les directions générales ne s'inquiètent pas de savoir si 87% des collaborateurs ont terminé un module. Elles se concentrent sur les outcomes : productivité, profit, rétention, réduction des risques."
Dépasser le niveau 1 : la vraie solution

La sortie par le haut n'est pas d'augmenter mécaniquement votre taux de réponse. C'est de transformer vos évaluations en outil de pilotage stratégique.
Cela implique de progresser sur les niveaux du modèle Kirkpatrick :
- Niveau 1 (Réaction) : satisfaction immédiate : c'est peut être là que vous êtes bloqué aujourd'hui
- Niveau 2 (Apprentissage) : est-ce que les apprenants ont acquis de nouvelles compétences ? Vous êtes peut être bloqués ici aussi.
- Niveau 3 (Comportement) : appliquent-ils ces compétences sur le terrain, 30, 60 ou 90 jours après ?
- Niveau 4 (Résultats) : quel impact mesurable sur la performance de l'organisation ?
TechClass recommande d'aller au-delà de ce qu’ils appellent le "smile sheet" envoyé juste après la formation, vers des évaluations différées à 30, 60 et 90 jours qui interrogent managers et pairs sur des comportements observables. C'est à ce niveau que vos données deviennent des arguments budgétaires.
Mais pour atteindre ces niveaux, vous avez besoin de quelque chose de solide : suffisamment de données au niveau 1 pour que la chaîne tienne. C'est là que le taux de réponse redevient stratégique : non plus comme un indicateur de conformité, mais comme la fondation de votre capacité à démontrer la valeur de vos programmes 💪
Vous voulez tout savoir le modèle Kirkpatrick ? Découvrez notre guide complet.
8 leviers pour améliorer votre taux de réponse

Pour vous aider, voici quelques techniques éprouvées et validées :
1. Sachez montrer l'utilité des retours. Communiquez explicitement aux apprenants ce que vous avez changé grâce aux enquêtes précédentes. HCM Deck le confirme : préciser le but et l'impact concret de l'enquête dans l'introduction augmente significativement le taux de participation après la formation ! Jouez sur la carte émotionnelle.
2. Réduisez la friction. Indiquer dès le début le nombre de questions et le temps estimé, permettez aux apprenants de revenir en arrière sur le questionnaire, afficher une barre de progression : ces éléments réduisent l'abandon en cours de questionnaire.
3. Automatisez les relances. Les apprenants ne boudent pas toujours vos enquêtes : ils les oublient ! Des relances programmées et contextualisées (par session, par délai post-formation) sont systématiquement plus efficaces qu'une relance manuelle oubliée.
4. Travaillez le contenu et la structure du questionnaire. Pas de vocabulaire trop technique, pas de questions ambiguës et à rallonge qui endorment les apprenants et génèrent des réponses aléatoires, ce qui est pire que l'absence de réponse. Testez votre questionnaire auprès d'un petit groupe avant diffusion large et recueillez du feedback sur la clarté des questions elles-mêmes.
5. Réduisez la longueur. Les enquêtes trop longues sont abandonnées en cours de route ou remplies sans réflexion . Limitez-vous aux questions véritablement utiles à votre analyse. Moins de questions bien posées valent mieux que beaucoup de questions bâclées.
6. Impliquez les managers. C’est l’un des leviers les plus puissants. Quand les collaborateurs voient que leur responsable accorde de l'importance aux retours formation, leur envie de répondre augmente. Le taux de réponse est aussi un indicateur de culture organisationnelle.
7. Partagez les résultats et leurs conséquences. Si vos apprenants ne savent pas ce que vous avez fait des données précédentes, ils n'ont aucune raison de penser que leurs réponses auront un impact. Communiquez régulièrement sur les améliorations apportées grâce aux enquêtes : c'est le meilleur argument pour la prochaine campagne.
8. Mesurez et comparez dans le temps. Le taux de réponse seul ne suffit pas : suivez son évolution par programme, par population, par canal de diffusion. C'est en identifiant où vous perdez les répondants que vous pouvez intervenir précisément.
Un taux de réponse faible est loin d’être une fatalité. Déjà, il ne se résume pas à un simple problème d'UX ou de timing. C'est le reflet d'une culture de l'évaluation encore peu ancrée dans nos organisations, et d'un manque d'outillage pour transformer les retours apprenants en données actionnables.
Au fond, se questionner sur "comment obtenir plus de réponses à mes questionnaires ?"” c’est chercher à répondre à "pourquoi est-ce que je collecte ces données, et qu'est-ce que j'en fais pour piloter mes programmes et démontrer leur valeur business ?"
Quand vos apprenants comprennent que leurs retours servent à quelque chose, ils répondent. Quand vos données sont suffisantes et bien structurées, vous pouvez dépasser le niveau 1 de Kirkpatrick. Et quand vous dépassez le niveau 1, vous avez enfin les arguments pour défendre votre budget formation face au CODIR
À propos d’Edko

Edko est un logiciel sur-mesure dédié à l’évaluation de la qualité et de l’impact pour les organismes de formation, les écoles et les académies d’entreprise.
Évaluer une formation implique souvent la mise en place de processus longs et chronophages : création et diffusion des enquêtes, collecte, analyse, traitement des données… De nombreux professionnels y consacrent un temps considérable, au détriment de l’essentiel.
Edko est le seul logiciel qui digitalise et automatise vos processus d’évaluation, pour vous permettre de vous recentrer sur ce qui compte vraiment : le développement et l’amélioration continue de vos formations.
Avec Edko, chaque formation devient un succès mesurable.
Sources :
- HCM Deck : How to increase the response rate of your post-training surveys?
- AllenComm : Corporate Training Metrics: What to Track Beyond Completions (mars 2026)
- Talaera : How to Measure Training Effectiveness Beyond Completion Rates — cite le LinkedIn Workplace Learning Report 2024
- TechClass: Beyond Completion Rates: Measuring True L&D Outcomes (avril 2026)
- Didask : ROI ou ROE pour évaluer vos formations ? (avril 2026)

Gérer sa qualité formation avec Excel en 2026 : ce que ça coûte vraiment
Doit-on vraiment présenter Excel ? Outil référence de la bureautique depuis (presque) toujours, il s’est sans conteste immiscé dans la plupart des entreprises. Universel, gratuit, relativement simple à prendre en main pour les tâches les plus simples… Pourquoi voudrait-on en changer ?Tout simplement car “gratuit” ne veut pas pour autant dire “sans coût”. Et en 2026, entre le durcissement des exigences Qualiopi et la pression croissante des directions sur le ROI des formations, continuer à gérer sa qualité sur tableur, c’est à la fois paresseux.. Et dangereux ! Anatomie d’une prise de risque.
La grande illusion du coût 0

Nous sommes bien d’accord : ouvrir Excel ne coûte rien. Mais remettre entre ses rouages la gestion de ses questionnaires de satisfaction, de ses relances, des résultats d'évaluation et l’historique des indicateurs 30 et 31 de Qualiopi ? C'est une autre histoire.
Un responsable qualité qui perd 3 heures par semaine à manipuler des fichiers, c'est 150 heures par an. Multipliez par la taille de votre équipe.. la facture parle d'elle-même !Au final, ce que vous économisez en abonnement/logiciel, vous le payez avec le temps précieux de votre équipe L&D ou qualité.
Alors, quels sont les coûts d’Excel pour mon équipe ?
Le temps de friction : 2 à 4 heures par semaine et par personne
Les collaborateurs passent un temps fou à manipuler des fichiers : mettre en forme, nommer, renommer les fichiers, les envoyer à la mano, faire des relances oubliées… bref un temps “de friction” consacré à faire fonctionner l'outil plutôt qu'à créer de la valeur qui représente 2 à 4 heures par semaine et par personne selon EG Expertise Gestion (article très intéressant sur les frais cachés des tâches répétitives).
Ils donnent un exemple “express” :
“Retraiter un export, copier-coller entre fichiers, harmoniser des documents “à la main”… pris isolément, c’est anodin. Répété chaque semaine, cela devient un coût caché : temps salarié immobilisé, erreurs, décisions retardées.
- Exemple express : 15 min/jour × 5 jours × 10 collaborateurs = 12,5 h/semaine (≈ 600 h/an).
- Impacts : productivité, qualité de la donnée, charge mentale, délais de pilotage.”
Donc sur votre équipe de 10 personnes, c'est jusqu'à 600 heures par an perdues dans de l'administration pure. Un temps où vous ne mesurez pas l'impact de vos formations, ne produisez pas d'insights et ne permettez pas de nourrir et piloter vos décisions stratégiques. Dommage non ?
Les erreurs : attention à la non-conformité !
L'European Spreadsheet Risks Interest Group l'a documenté : plus de 90 % des feuilles de calcul contiennent des erreurs, et 24 % de celles utilisant des formules comportent une erreur mathématique directe dans leurs calculs.
Mais lorsqu’on est un un organisme de formation ou une direction L&D, une erreur de calcul ne fausse pas simplement vos résultats : elle devient une non-conformité potentielle lors d’un audit Qualiopi !
Aussi, et sans une bonne passation lorsqu’un collaborateur quitte l’équipe, ses fichiers Excel peuvent rapidement devenir illisibles. Un capital données qui s’envole ou qui prendra beaucoup de temps à décoder. L’historique des enquêtes, les taux de réponse, les résultats par session.. Ces données via Excel nécéssitent bien souvent un décryptage oral.
En conclusion : Excel ne mesure pas mais stocke vos données

Excel n’est résolument pas conçu pour la mesure d’impact. Grâce à votre tableur vous saurez que 78% des stagiaires ont été satisfaits. Mais que faire de cette donnée ? Bascule t-elle vers un transfert des acquis, une amélioration de la performance au travail ? Ou même un impact business chiffré et mesurable (niveau 4 du modèle Kirkpatrick) ?
Capitaliser uniquement sur Excel, c’est déjà une perte de plusieurs centaines d’heures pas an, et donc milliers d’euros. Mais c’est aussi et surtout un frein qui donne la sensation illusoire de maitriser ses données, sans pour autant les transformer en levier de décision. On ne tire pas assez de valeur d’un tableur, car le logiciel n’a pas été conçu pour répondre à ces questions.Lorsqu’il s’agit de justifier son budget formation auprès de la direction financière, le plus vous aurez de donnée chiffrées et mesurables, le mieux vous pourrez le défendre.
Du coup, quelle est la bonne solution ?

Pour quelques centaines d’euros par mois, les logiciels d’évaluation de la formation sont taillés pour être des alliés. Non seulement ils stockent, mais ils automatisent la diffusion d’enquêtes (à chaud, à froid, à 90j..), regroupent tous les résultats sur un dashboard en temps réel, notifient vos formateurs si ils constatent des insatisfactions, permettent de tisser le lien entre satisfaction, apprentissage et impact terrain. Bref, c’est la vraie différence entre faire de l’administratif et faire de la mesure d’impact.
La solution Edko par exemple fait gagner à ses clients 50 % de temps sur les tâches administratives liées à la collecte et au suivi des évaluations. Mais au final, le gain le plus important n'est pas là.. Il réside dans ce qu’il arrive a produire. Des données actionnables !Des rapports à présenter à votre direction ou vos auditeurs Qualiopi, un historique complet pour vos audits, des chiffres mis à jour en temps réel.
Ce qu'Edko change dans votre quotidien

Edko est une solution SaaS conçue spécifiquement pour la gestion de la qualité en formation. Elle est nourrit de dizaines de retours clients, connaît ses besoins, anticipe les impératifs.
Voici quelques exemple de ce qu'elle remplace dans votre stack Excel :
La diffusion automatisée des questionnaires. Plus de relances manuelles, plus d'oublis. Edko envoie vos évaluations au bon moment, à la bonne personne. Les taux de réponse s'améliorent mécaniquement (30% en plus pour Edko) un enjeu ajeur aussi bien pour la conformité Qualiopi que pour atteindre les 80 % exigés par France Compétences.
L'analyse, pas juste le stockage. Edko centralise vos résultats et les rend lisibles : taux de satisfaction par formateur, par programme, par public. Vous pouvez commencer à croiser satisfaction (niveau 1 Kirkpatrick), apprentissage (niveau 2) et transfert terrain (niveau 3), et construire progressivement la démonstration d'impact que vos directions attendent.
La gestion des réclamations intégrée. Finis les emails perdus et les tableaux de suivi artisanaux. Chaque réclamation est tracée, assignée, résolue et archivée dans un seul endroit, dans notre dashboard personnalisé !
Envie de troquer vos tableaux Excel pour une solution durable ?
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Ils parlent d’Edko dans les médias
Des publications dans des médias reconnus mettent en lumière notre impact sur la qualité et l’innovation dans la formation.
Edko sur U‑SPRING : la qualité de la formation repensée
Dans cette émission U‑SPRING animée par Cem Algul (diffusée le 14 avril 2025), Gaspard David, cofondateur d’Edko, explique comment la plateforme transforme les retours des apprenants en stratégie concrète d’amélioration pédagogique et de pilotage qualité.
Edko dans Le Point : une innovation qui fait ses preuves
L’article du magazine Le Point met en lumière comment Edko transforme l’évaluation des formations en un levier d’efficacité, de qualité et de gain de temps pour les acteurs de l’enseignement.

Edko dans Challenges : améliorer l’éducation grâce au feedback
Le média économique met en avant la mission d’Edko : transformer les retours des apprenants en données utiles pour guider les établissements et organismes vers une pédagogie plus efficace, centrée sur l’amélioration continue.

Edko en vidéo : innovation & qualité au cœur de la formation
Dans cette interview réalisée par Fanny Berthon, Gaspard David, cofondateur d’Edko, explique comment la plateforme guide les organismes vers une pédagogie plus structurée et efficace en valorisant les retours des apprenants et en simplifiant la gestion qualité.
Edko dans le Monde des Grandes Écoles : la qualité pédagogique passe à la vitesse supérieure
Dans cet article, l’incubateur Blue Factory met en lumière comment Edko révolutionne la gestion qualité dans l’enseignement supérieur. Une solution conçue pour faire gagner du temps aux établissements tout en garantissant des données claires et exploitables pour améliorer l’expérience pédagogique.

Edko dans Digitechnologie : l’innovation au service de l’amélioration continue
L’article revient sur la manière dont Edko aide les organismes de formation à structurer leur démarche qualité. Grâce à un logiciel intuitif et complet, Edko facilite le suivi, l’analyse et la valorisation des évaluations pour faire de la qualité un levier stratégique.

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Explorer la plateforme en live, exposer vos enjeux et vérifier si Edko est le bon outil pour vous
Toutes les sollicitations sont traitées en moins de 24h.
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Conforme Qualiopi & RGPD
Support humain réactif
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