Accueil
Blog

Externaliser sa formation sans perdre la main sur la qualité : le nouveau rôle du responsable de l’apprentissage ou CLO

23.06.2026
-
0
min de lecture
Externaliser sa formation sans perdre la main sur la qualité : le nouveau rôle du responsable de l’apprentissage ou CLO

Externaliser sa formation sans perdre la main sur la qualité : le nouveau rôle du responsable de l’apprentissage ou CLO

De nombreux prestataires

Dans de nombreux cas, votre catalogue de formation s'appuie aujourd'hui sur plusieurs prestataires différents : un organisme pour le management, une EdTech pour les soft skills, un consultant indépendant pour la conformité métier ou encore une plateforme de mentoring pour l'onboarding….Chacun a sa propre façon d'évaluer, son propre questionnaire de satisfaction (quand il y en a un) et son propre niveau d'exigence pédagogique. Et puis vous, le.la responsable de l’apprentissage ou CLO , en bout de chaîne, vous devez répondre à la  question du CODIR : « est-ce que nos formations sont de qualité, partout ? »

Le voici, le nouveau dilemme du directeur ou de la directrice formation ! Pas de se demander s'il faut externaliser, car la question est largement tranchée. Mais de savoir comment garder la main sur la qualité pédagogique quand le nombre d'intervenants externes augmente plus vite que les moyens pour les piloter.

L'externalisation L&D n'est plus un choix ponctuel, c'est un écosystème

Pendant longtemps, externaliser une formation signifiait choisir un organisme externe pour un programme donné, vérifier ses références, signer un contrat, et passer au suivant. Le pilotage qualité se résumait à un contrôle a priori : bon prestataire, bon contrat.. bonne réputation !

Ce modèle ne correspond plus à la réalité des directions formation en 2026. L'Observatoire de l'exploration L&D 2026, mené par Very Up avec l'appui du Salon Learning Technologies, montre que l'innovation L&D ne se construit plus en silo : 43,7 % des directions formation collaborent désormais avec des partenaires externes (EdTech, agences, start-up), et 20,3 % travaillent avec des acteurs académiques. Le L&D devient, selon les termes de l'étude, un véritable “connecteur d'écosystèmes”.

Ainsi, la plupart des grandes directions formation ne traitent plus avec un ou deux prestataires historiques, mais avec un portefeuille hétérogène : organismes de formation classiques, écoles et universités, consultants indépendants, plateformes de contenu. Chacun des standards et outils de mesure différents, et bien souvent, pas de méthode d'évaluation commune avec les autres.

Une enquête terrain menée par Edko auprès d'un panel de professionnels du Learning (responsables formation, DRH, responsables L&D, fondateurs d'organismes) lors de U-Spring, un événement dédié aux universités d'entreprise en avril 2025 confirme ce constat : dans de nombreuses organisations, le paysage de la formation s'est complexifié au fil du temps, entre des outils empilés, des catalogues éclatés et des processus différents d'une entité ou d'un pays à l'autre. Cette fragmentation, qui touchait d'abord les outils et les catalogues, touche maintenant la capacité même à évaluer la qualité de façon unifiée.

Le risque n'est pas la qualité d'un prestataire mais l'absence de référentiel commun

L'absence de référentiel commun

Face à ce risque, notre réflexe est de renforcer la sélection en amont en utilisant un cahier des charges plus strict avec des références vérifiées et un audit du prestataire avant de signer. C'est nécessaire, mais malheureusement largement insuffisant ! Un bon contrôle en amont garantit qu'un prestataire est fiable pris isolément : mais il ne dit rien de sa performance une fois comparée aux autres prestataires de votre écosystème de formation. Or c'est exactement la question que pose le CODIR : non pas « ce prestataire est-il bon ? », mais « notre dispositif de formation, dans son ensemble, produit-il de la valeur ? » Pour y répondre, il faut pouvoir comparer tous les intervenants, y compris les équipes internes, sur les mêmes critères !

C'est là que se loge le vrai problème de pilotage : sans référentiel d'évaluation unique appliqué à tous les intervenants, il est très compliqué de comparer, d'arbitrer, ou de démontrer un résultat consolidé.

Ce constat rejoint un paradoxe plus large de la mesure d'impact en France : 92 % des dirigeants ne perçoivent pas l'impact business des formations, et seules 13 % des entreprises les évaluent en termes de retour sur investissement, selon les travaux de Jonathan Pottiez. Quand cette mesure d'impact est déjà fragile sur un dispositif interne, elle devient presque impossible à reconstituer sur un patchwork de prestataires qui n'utilisent pas le même langage d'évaluation.

Ce que le rôle de CLO implique désormais : piloter à distance, pas gérer au contact

CLO et formation : le changement de posture !

La direction formation qui externalise une partie croissante de son catalogue ne peut plus se positionner comme l'organisatrice direct de chaque session. Ici, son rôle change de nature : elle devient la garante d'un référentiel qualité transversal, que les prestataires appliquent sans qu'elle ait à intervenir elle-même sur chaque programme.

Cela suppose trois choses :

→ Un cadre d'évaluation unique, imposé à tous les intervenants. Que la formation soit dispensée par l'équipe interne, un organisme partenaire ou une start-up EdTech, les mêmes niveaux d'évaluation doivent s'appliquer : réaction à chaud, apprentissage réel, transfert sur le terrain, résultats business. Et c’est le modèle Kirkpatrick qui permet cet exercice de comparaison que  nous détaillons  niveau par niveau dans notre guide complet de la mesure d'impact 2026.

→ Une traçabilité centralisée, indépendante du prestataire. Le CLO ne doit pas dépendre du reporting que chaque organisme veut bien lui transmettre. Les données de satisfaction, d'apprentissage et de transfert doivent remonter dans un système qui appartient à l'entreprise, pas au prestataire : c'est la seule façon de comparer un programme interne à un programme externalisé sur des bases identiques !

→ Une lecture consolidée pour le CODIR, pas un audit prestataire par prestataire. L'enjeu n'est pas de produire dix rapports différents sur dix prestataires, mais une vision agrégée : quels intervenants produisent réellement du transfert de compétences et des résultats mesurables (niveaux 3 et 4 de Kirkpatrick), et lesquels ne génèrent que de la satisfaction de surface (niveau 1). Sur ce sujet, notre article sur le piège du niveau 1 de Kirkpatrick détaille pourquoi un bon score de satisfaction ne garantit rien sur l'efficacité réelle d'un prestataire.

Externaliser sans perdre la qualité : c’est une question d'outillage, pas de confiance !

La solution Edko

L’idée ce n’est évidemment pas de se méfier des prestataires externes car l'écosystème L&D se construit précisément avec eux, comme le confirme l'Observatoire Very Up. Le sujet est de ne plus laisser à chaque prestataire la responsabilité de définir si votre formation est réussie. Cette définition doit venir de la direction formation, s'appliquer uniformément, et produire des données comparables, du premier niveau de satisfaction jusqu'au transfert des acquis sur le terrain et aux résultats business mesurables.

Cela suppose donc un outil qui se place au-dessus des prestataires plutôt qu'à l'intérieur de chacun d'eux : une plateforme commune de création et de diffusion des enquêtes, qui applique le même référentiel d'évaluation ( du niveau 1 au niveau 4 de Kirkpatrick ) à une session animée en interne comme à un programme confié à un organisme partenaire. C'est exactement ce qu'Edko permet : centraliser la collecte et l'analyse des données de satisfaction, d'apprentissage et de transfert sur un tableau de bord unique, quel que soit l'intervenant qui a dispensé la formation. Le CLO retrouve ainsi une vision consolidée de son écosystème de formation, sans avoir à réclamer un reporting différent à chaque prestataire.

C'est ce changement de posture,  du contrôle au contact vers le pilotage à distance, outillé par la donnée, qui définit le nouveau rôle du CLO dans une organisation qui externalise de plus en plus sa formation.

👉 [Découvrir comment Edko structure l'évaluation de vos formations]

Notre tableau de bord de mesure d'impact Edko

SOURCES : Observatoire de l'exploration L&D 2026**, Very Up, avec l'appui du Salon Learning Technologies (chiffres relayés par AINOA, 20/02/2026 et Askalia)

Button

Plus d’articles

Voir tous les articles